« J’ai un blocage » — la meilleure excuse pour ne rien faire

— et si ce que vous appelez blocage était simplement une peur déguisée qui vous autorise à rester immobile ?

Ce n’est pas votre blocage qui vous empêche d’avancer. C’est l’histoire que vous vous racontez sur lui.

Il y a une phrase que j’entends très souvent.

Presque quotidiennement.

« Tu comprends, j’ai un blocage. »

« Moi je peux pas — j’ai un blocage. »

« Si seulement je pouvais dépasser ce blocage, alors je pourrais enfin… »

Et je vais vous dire quelque chose qui va peut-être vous surprendre.

J’aime beaucoup ce sujet du blocage.

Pas parce que les blocages n’existent pas.

Mais parce que c’est une excellente excuse.

Sous couvert de blocage — on ne fait rien.

Et ça, c’est vraiment intéressant à regarder en face.

Le blocage — une histoire que l’ego adore raconter

Voici ce qui m’interpelle chaque fois que j’entends cette phrase.

Vous avez vécu jusqu’ici.

Vous avez mené des choses.

Traversé des épreuves.

Construire des projets.

Surmonté des obstacles que vous n’anticipiez pas.

Et vous êtes là — debout, vivant, avec une tête qui fonctionne et des jambes qui marchent.

Et tout d’un coup, comme par hasard — au moment où quelque chose d’important se présente — vous avez un blocage.

Vous ne pouvez plus avancer.

Vous êtes coincé.

« Je trouve ça quand même très bizarre. »

Moi aussi.

Parce que si ce blocage était vraiment aussi paralysant qu’on le croit, il vous aurait arrêtée bien avant.

Il aurait empêché toutes les choses que vous avez déjà faites.

Or — vous les avez faites quand même.

Ce qui se passe, c’est que le mental — l’ego — est particulièrement créatif pour trouver des bonnes raisons de ne pas avancer.

Et le blocage est l’une des meilleures.

Parce qu’il sonne sérieux.

Parce qu’il semble légitime.

Parce qu’il donne une raison valable à l’immobilité.

Mais derrière le blocage, il y a toujours la même chose.

Des peurs.

Des croyances.

Des conditionnements.

Des histoires qu’on se raconte depuis si longtemps qu’on les a oubliées comme histoires — et qu’on a commencé à vivre comme des vérités.

Bloquer la chasse au blocage

Il y a quelque chose de paradoxal dans la façon dont on traite les blocages.

On en prend conscience.

On décide qu’il faut le dépasser.

Et on se lance dans une quête.

Le bon thérapeute.

La bonne technique.

Le bon séminaire.

La bonne méthode.

Trois mois plus tard — parfois plus — on cherche encore.

On dépense.

On essaie.

Et pendant tout ce temps-là…

On n’avance pas.

Et voilà ce qui se passe pendant cette période d’attente.

On stagne.

Et en stagnant, on commence à se dévaloriser.

« Je n’y arrive toujours pas. Je suis vraiment coincée. »

Et cette dévalorisation alimente le doute.

Qui alimente la peur.

Qui alimente le blocage.

C’est un cercle qui se referme sur lui-même.

Pas parce que le blocage était insurmontable.

Parce qu’on lui a donné toute la place — et qu’on n’a rien avancé en attendant de le résoudre.

Et si c’était une peur, pas un blocage ?

Voici l’invitation que je veux vous faire.

La prochaine fois que vous sentez ce blocage arriver — cette sensation que vous ne pouvez pas, que ce n’est pas pour vous, que quelque chose vous retient —

Faites une pause.

Et posez-vous cette question :

Et si ce n’était pas un blocage ?

Et si c’était une peur ?

Ce n’est pas une nuance sémantique.

C’est une différence fondamentale dans la façon dont on y répond.

Un blocage — ça semble figé.

Ça semble extérieur à soi.

Quelque chose qui vous a été fait.

Quelque chose qu’il faut faire enlever par quelqu’un d’autre.

Une peur — c’est intérieur.

C’est humain.

C’est quelque chose que tout le monde connaît.

Et surtout — c’est quelque chose qu’on peut choisir de traverser, même sans l’avoir entièrement dépassée.

« On n’a pas besoin d’avoir tout dépassé dans sa vie pour pouvoir mettre les choses en action. »

Cette phrase devrait être affichée partout.

Parce qu’elle dit quelque chose d’essentiel.

On n’attend pas d’être guéri de ses peurs pour vivre.

On n’attend pas d’être parfaitement libéré de ses croyances pour agir.

On avance avec ce qu’on a.

Et en avançant, quelque chose se libère.

Pas l’inverse.

Le blocage freine — il n’arrête pas

Voici une autre façon de regarder les choses.

Peut-être qu’il y a effectivement quelque chose.

Un frein.

Une limitation.

Un endroit où vous avancez moins vite, moins facilement, avec plus de résistance.

Mais cette résistance — freine-t-elle vraiment 100 % de vos capacités ?

Vraiment ?

Ou freine-t-elle 10 % ?

20 % ?

30 % peut-être ?

Et si c’est le cas — si 70 % de vos capacités sont encore disponibles — qu’est-ce qui vous empêche d’agir avec ces 70 % là ?

Qu’est-ce qui vous empêche d’avancer, même avec un frein ?

Même moins vite ?

Même différemment ?

« Un frein, ça ne m’empêche pas d’avancer. Ça me fait peut-être avancer moins vite. Mais ça ne m’empêche pas vraiment d’avancer. »

Cette distinction change tout.

Parce qu’elle sort de la logique du tout ou rien.

Soit je suis bloquée et je ne peux rien faire.

Soit je suis libre de tout blocage et je peux tout faire.

La réalité est bien plus nuancée.

Et bien plus encourageant.

On peut avancer avec des freins.

On peut créer avec des peurs.

On peut construire quelque chose en étant imparfaitement préparée.

On l’a d’ailleurs toujours fait.

Trouver le plan B — et l’enjambée autrement

Il y a une autre invitation que je veux vous faire.

Celle du plan B.

Prenons un exemple concret.

Vous voulez développer votre activité.

Mais vous vous racontez que vous avez un blocage sur les réseaux sociaux.

Vous ne pouvez pas y aller.

C’est trop exposant.

Trop public.

Trop quelque chose.

Option 1 — Vous cherchez à débloquer le blocage.

Thérapeute.

Coaching.

Séminaire.

Trois mois, six mois à essayer de résoudre ce blocage.

Pendant ce temps, vous ne communiquez pas.

Votre activité n’avance pas.

Option 2 — Vous acceptez que les réseaux sociaux ne sont peut-être pas votre voie, aujourd’hui.

Et vous cherchez comment communiquer autrement.

Du bouche à oreille.

Des ateliers en présentiel.

Des conférences.

Des partenariats.

Des échanges directs avec des personnes de votre entourage.

Ce plan B n’est pas un renoncement.

C’est une adaptation.

C’est choisir la forme qui vous convient — plutôt que de rester bloquée sur la forme qui résiste.

« Il y a forcément un plan B quelque part. Ou C. Ou D. En tout cas, il y a forcément une autre façon de faire qui va me permettre d’y aller. »

Et cette autre façon de faire — elle sera peut-être plus respectueuse de vous.

Plus naturelle.

Parfois même plus efficace.

Parce qu’elle vient de là où vous êtes, pas de là où vous pensez devoir être.

Ce que j’ai découvert sur mes propres « blocages »

Je vais vous partager quelque chose de personnel.

Il y a eu une période dans ma vie où j’avais cette conviction profonde.

« L’univers ne veut pas que j’aille bien. »

« Moi, j’ai pas de chance. »

« C’est plus difficile pour moi que pour les autres. »

J’étais vraiment dans ces croyances-là.

Et elles se nourrissaient les unes des autres.

La conviction que c’était bloqué.

L’inaction qui en découlait.

Et l’inaction qui validait la conviction.

Ce que j’ai découvert, c’est que ce n’étaient pas des blocages.

C’étaient des croyances.

Des peurs.

Des conditionnements construits depuis l’enfance, renforcés par les expériences, jamais vraiment examinés.

Et ce que j’ai découvert aussi — toutes ces croyances peuvent se dépasser.

Pas toutes d’un coup.

Pas parfaitement.

Mais suffisamment pour avancer.

À condition d’en avoir envie.

À condition que ce qu’on veut construire nous tienne suffisamment à cœur pour qu’on accepte de marcher avec nos peurs plutôt que de les attendre au tournant.

La seule vraie question

Au bout du compte, voilà la seule question qui compte vraiment.

Est-ce que ce que je veux construire me tient suffisamment à cœur pour avancer malgré les freins ?

Pas : est-ce que j’ai des blocages ?

Pas : est-ce que je suis prête ?

Pas : est-ce que tout est parfaitement résolu en moi ?

Est-ce que ça me tient à cœur ?

Parce que si la réponse est oui — vraiment oui, de l’endroit le plus profond de vous — alors les freins ne sont plus des raisons de ne pas avancer.

Ils deviennent des obstacles à contourner.

Des défis à enjamber.

Des plans B à trouver.

Des façons alternatives d’aller là où vous voulez aller.

Et la plus grande ressource dans tout ça ?

C’est vous.

Pas la version parfaite, libérée de tous ses blocages.

Vous — telle que vous êtes maintenant.

Avec vos peurs.

Avec vos freins.

Avec tout ce qui ralentit et tout ce qui propulse.

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« C’est ce que j’ai vécu à 58 ans, après avoir tout perdu encore une fois. Je me suis rendu compte que je m’étais oubliée pour les autres, trop habituée à contenter tout le monde. Et moi dans tout ça ? Il était temps que j’apprenne à faire pour moi, à construire mon épanouissement.
C’est ce que je transmets à plus de 400 femmes chaque année dans mes formations en Feng Shui Énergétique et Humain. Depuis plus de dix ans, je ne cesse de m’émerveiller de voir le visage de ces femmes s’illuminer, de les voir se transformer de l’intérieur, redécouvrir la joie de vivre, accueillir ce qui arrive avec un nouvel état d’esprit, se lancer dans de nouveaux projets, s’épanouir pleinement et réaliser leur mission de vie.
C’est ce que je vous souhaite, à vous aussi, en vous plongeant dans la lecture de ce livre … »